Pétition

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19/06/2029

Un calendrier pour tous : six jours fériés flottants pour une France laïque et unie

Laurene PAULARD

Constat: un héritage historique à repenser.
La séparation de l’Église et de l’État en 1905 a marqué un tournant dans l’histoire de la laïcité française, affirmant la neutralité de la République face aux religions. Pourtant, le calendrier français reste profondément marqué par des fêtes chrétiennes, héritage d’une époque où la religion structurait la vie sociale. Après la Révolution française, le calendrier républicain avait tenté de rompre avec cette tradition en instaurant un système laïque, mais il fut aboli par Napoléon en 1806, rétablissant les fêtes chrétiennes.

Aujourd’hui, dans une société plurielle et multiculturelle, ce calendrier ne reflète plus la diversité des convictions et des pratiques. Il est temps de repenser les jours fériés pour qu’ils incarnent pleinement les valeurs républicaines : laïcité, égalité et liberté de conscience.

Ma proposition: vers un calendrier laïque et flexible.
Je propose de supprimer six jours fériés chrétiens :
• À date fixe : l’Assomption (15 août), la Toussaint (1er novembre) et Noël (25 décembre).
• Mobiles : Pâques, l’Ascension et la Pentecôte.

Ces jours seraient remplacés par six jours fériés flottants (floating holidays), que chaque citoyen pourrait choisir librement dans l’année.

Les jours fériés civils seraient maintenus, car ils célèbrent des événements historiques et républicains :
• 1er janvier (Nouvel An)
• 1er mai (Fête du Travail)
• 8 mai (Victoire 1945)
• 14 juillet (Fête nationale)
• 11 novembre (Armistice 1918)
Mes arguments : un calendrier pour tous
1. Un calendrier républicain et inclusif
La France est une République laïque, où la liberté de croire ou de ne pas croire est un droit fondamental. Le calendrier actuel, centré sur des fêtes chrétiennes, ne représente pas la diversité des sensibilités individuelles. En remplaçant ces jours par des floating holidays (jours de congé flottants), nous reconnaissons la pluralité des convictions et des pratiques, qu’elles soient religieuses, philosophiques, culturelles ou personnelles.

1. Une égalité parfaite entre tous les citoyens
Chaque individu pourrait choisir ses six jours en fonction de ses besoins : fêtes religieuses (juives, musulmanes, bouddhistes, etc.), événements familiaux, engagements culturels, artistiques ou sportifs. Les croyants pourraient les utiliser pour leurs pratiques cultuelles, tandis que les athées, agnostiques ou non-pratiquants en disposeraient librement, sans contrainte ni jugement.

1. Une souplesse adaptée à la vie moderne
La demande d’autorisation auprès de l’employeur se ferait sans obligation de motiver sa demande, afin d’éviter toute forme de discrimination ou de jugement. Ces jours seraient payés en plein traitement, sans obligation de récupérer les heures, garantissant ainsi une véritable liberté de choix.
Mise en œuvre : une réforme simple et équitable
• Demande d’autorisation : L’employé informerait son employeur des dates choisies, sans avoir à justifier son choix.
• Rémunération : Les jours flottants seraient rémunérés comme des jours fériés classiques, sans perte de salaire ni récupération d’heures.
• Planification : Les entreprises pourraient organiser ces congés en fonction de leurs besoins, tout en respectant les droits des salariés.

Conclusion : une réforme pour le XXIe siècle
Cette proposition n’est pas une attaque contre le christianisme, mais une volonté de construire un calendrier qui reflète la France d’aujourd’hui : diverse, laïque et unie. En offrant à chaque citoyen la liberté de choisir ses jours de repos, nous renforçons l’égalité, la cohésion sociale et les valeurs républicaines. Il est temps de faire de notre calendrier un symbole de ce que nous sommes : une nation où chacun a sa place, quelles que soient ses convictions.