Pétition

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Date limite:

19/06/2029

Indépendants, freelances, artisans : unissons-nous pour une réforme indispensable du statut des travailleurs indépendants

Dominique DAUSSY

Mesdames et Messieurs les Députés,

Je suis travailleur indépendant (EIRL), j’exerce depuis mon domicile, je travaille seul, et comme des centaines de milliers d’autres indépendants en France, je subis une pression fiscale, sociale et administrative devenue intenable.

Voici notre réalité — une réalité trop souvent ignorée :
– Nous n’avons aucun chômage en cas de baisse d’activité.
– Nous n’avons aucun congé payé, aucun RTT, aucune prime.
– Nous assumons tous les risques, tous les investissements, toute la facturation, toute la comptabilité.
– Et malgré cela, nous sommes parmi les travailleurs les plus taxés.

Nous assumons aussi des charges de travail exceptionnelles.
Personnellement, il m’arrive d’être à mon bureau à 4h du matin, et de n’en sortir qu’à 18h, avec une simple pause le midi.
Et je ne suis pas une exception : une immense partie des indépendants travaille très tôt, très tard, le week-end, pendant les vacances, parce que c’est la condition pour maintenir son activité à flot.
Nous travaillons plus que la majorité des salariés — sans heures supplémentaires, sans protection, sans filet de sécurité.

Pourtant, voici ce que nous devons affronter :
– Des cotisations URSSAF lourdes, complexes et imprévisibles.
– La CFE, imposée même pour un bureau de quelques mètres carrés à domicile.
– Des prélèvements obligatoires sur des revenus complémentaires déjà modestes.
– Une bureaucratie omniprésente, qui consomme un temps considérable.

Dans mon cas, j’ai la chance d’être payé rapidement : je n’ai pas de difficulté avec la TVA. Mais beaucoup d’indépendants doivent avan­cer de la trésorerie qu’ils n’ont pas encore encaissée, ce qui crée un stress constant.

À cela s’ajoute un point essentiel : je n’ai pas la possibilité de m’expatrier.
Comme beaucoup d’indépendants, j’ai des attaches locales, des responsabilités, des obligations qui m’ancrent ici.
Je vois certains entrepreneurs partir à l’étranger pour alléger leurs charges et retrouver un équilibre, et je comprends leur choix.
Mais pour beaucoup d’entre nous, ce choix n’est simplement pas possible.
Nous sommes donc contraints de subir un système que nous ne pouvons ni fuir, ni contourner.

Et surtout : les indépendants sont devenus la catégorie la plus facile à taxer.
Pas de syndicat puissant.
Pas de comité d’entreprise.
Pas de représentation unifiée.

Nous travaillons isolés, souvent depuis chez nous, sans collectif capable de peser. C’est précisément pour cela que nous sommes les plus simples à ignorer, à ponctionner, à surcharger.

Aujourd’hui, plus de la moitié de nos revenus réels repart en cotisations, impôts et taxes — alors que nous assumons 100 % des risques.
Ce modèle n’est plus soutenable.

Nous demandons une réforme profonde, courageuse et urgente du statut des travailleurs indépendants.

Concrètement, nous demandons :
– Une réduction réelle des cotisations sociales, pour que le travail indépendant soit viable.
– La refonte complète de la CFE, injuste et incohérente pour les activités exercées à domicile.
– Une simplification radicale des démarches administratives, compatibles avec la réalité d’un indépendant seul face à tout.
– Une stabilité durable des règles fiscales et sociales, pour permettre enfin une vision à long terme.
– Une reconnaissance nationale du rôle et de la fragilité des indépendants, pour que nous ne soyons plus la catégorie la plus simple à taxer.

Nous ne demandons pas de privilèges.
Nous demandons simplement un cadre juste, cohérent et humain, qui prenne en compte nos responsabilités, nos risques, notre isolement et notre travail.

Ceci est un appel à toutes et tous : indépendants, freelances, artisans, consultants, entrepreneurs individuels soumis au réel.
Si vous vous retrouvez dans ces mots, si vous êtes épuisés par les charges et la complexité :

SIGNEZ cette pétition.
PARTAGEZ-la.
MOBILISEZ-VOUS.

Nous n’avons pas de syndicat puissant.
Notre seule force, c’est notre nombre.

Plus nous serons nombreux à parler d’une seule voix, plus nous pourrons obtenir la réforme juste et nécessaire que notre pays doit aux travailleurs indépendants.

Mesdames et Messieurs les Députés : il est temps d’agir.
L’avenir des travailleurs indépendants — et une part essentielle de l’économie française — en dépend.