Situation actuelle :
Aujourd’hui, le NutriScore offre aux consommateurs des informations sur la qualité nutritionnelle des aliments (apports en graisses, sucres, fibres, sel, etc.). Mais il reste un angle mort : le NutriScore ne dit rien sur les risques sanitaires liés aux aliments.
Or, ces risques sont bien réels :
– additifs controversés,
– résidus de pesticides,
– contaminants (métaux lourds, polluants),
– procédés industriels intensifs.
Parallèlement, plusieurs évolutions politiques accentuent ces inquiétudes :
– La loi Duplomb, adoptée en 2025, a tenté de réintroduire certains pesticides interdits, comme l’acétamipride, malgré leurs effets néfastes sur la santé et l’environnement.
– Le projet d’accord commercial UE–Mercosur prévoit d’accroître les importations de produits agricoles, suscitant des craintes quant au respect des normes sanitaires et à l’arrivée sur le marché européen de produits fabriqués avec des substances interdites ici.
Ces évolutions montrent l’urgence d’une information transparente sur les risques sanitaires alimentaires.
Proposition : créer le NUTRIRISC (ou un autre nom, cela n’a pas d’importance), un indicateur sanitaire pour les aliments
Nous demandons la mise en place d’un indicateur complémentaire au NutriScore, le NUTRIRISC, qui évaluerait de manière claire et lisible le niveau de risque sanitaire associé à la consommation d’un aliment.
Concrètement, nous appelons les pouvoirs publics à :
1. Développer un indicateur scientifique indépendant et transparent, fondé sur les données disponibles.
2. Rendre obligatoire son affichage sur tous les produits alimentaires, à côté du NutriScore.
3. Informer les citoyens de manière simple et compréhensible, pour leur permettre de choisir en connaissance de cause.
4. Garantir un contrôle strict des importations, notamment dans le cadre de l’accord Mercosur.
5. Encourager les industriels à réduire l’utilisation de substances nocives pour améliorer la qualité sanitaire des aliments. »