À l’heure où les métiers du journalisme sont fragilisés, notamment par l’essor de l’intelligence artificielle, et où la justice souffre d’un manque de contre-pouvoirs visibles, il apparaît nécessaire de renforcer la transparence démocratique.
Je propose que toute personne placée en détention sans son consentement puisse bénéficier, au même titre qu’un avocat commis d’office, d’un accès encadré à un journaliste indépendant.
Ce journaliste aurait pour mission de :
recueillir la version des faits du détenu,
la publier sur un support public dédié (site internet ou publication obligatoire),
présenter un état des lieux factuel et le contexte,
préciser de manière explicite que les propos n’engagent que la personne détenue.
Le journaliste conserverait :
sa liberté éditoriale,
la possibilité de vérifier les informations,
d’exprimer des doutes ou contradictions,
et de refuser toute publication manifestement mensongère ou diffamatoire.
Ce dispositif ne remettrait pas en cause les décisions de justice, mais constituerait :
un outil de transparence,
un contre-pouvoir démocratique,
une reconnaissance du droit à la parole, même en détention,
et un nouveau rôle social pour le journalisme.
Dans une démocratie, priver quelqu’un de liberté ne devrait pas signifier le priver totalement de voix.