Pétition

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Date limite:

19/06/2029

La France, championne du cadmium – Stop au poison dans nos assiettes !

Alexandre ROUSSEL

Je m’appelle Alexandre, j’ai 25 ans, et j’ai perdu ma mère en décembre dernier d’un cancer du pancréas à 58 ans, seulement trois mois après le diagnostic.

Comme des millions d’autres Français, elle a été exposée toute sa vie au cadmium, un métal lourd qui empoisonne notre alimentation. Il s’accumule dans les sols et dans nos corps tout au long de nos vies.

Depuis 2021, Santé publique France alerte sur le lien entre la contamination croissante de la population française par le cadmium et la hausse des cas de cancer du pancréas. En trente ans, le nombre de cas a été multiplié par quatre en France – une progression effrayante, spécifique à notre pays, qui ne peut s’expliquer par le seul vieillissement de la population. Ce cancer, mortel à 90%, deviendra le deuxième cancer le plus meurtrier au cours de la décennie 2030.

➡️ Combien de morts faudra-t-il avant que le gouvernement agisse ?

En France, nous sommes 3 à 4 fois plus contaminés par le cadmium que nos voisins européens, selon l’ANSES. Pourtant, le cadmium est reconnu cancérogène, mutagène et toxique pour la reproduction. Les conséquences de ce métal lourd sur la santé humaine sont nombreuses et connues : augmentation du nombre de cancers (foie, rein, poumon, prostate, sein, pancréas) et de maladies cardio-vasculaires, impacts rénaux et neurodéveloppementaux, aggravation des cas d’ostéoporose.

Selon le dernier rapport de l’ANSES publié en mars dernier, 98% du cadmium que nous absorbons vient de notre alimentation, plus spécifiquement des engrais utilisés dans notre agriculture et qui proviennent de minerais contenant naturellement ce polluant. Il est cependant peu coûteux (0,1% du coût de production du blé) de traiter ces engrais pour en réduire la concentration en cadmium et ainsi réduire l’impact sur notre santé.

La loi française autorise jusqu’à 90 grammes de cadmium par tonne d’engrais, soit 1,5 fois la limite européenne – fixée à 60 grammes, et bientôt à 40 – et 4,5 fois plus que le seuil de 20 grammes recommandé par l’ANSES, et déjà adopté par des pays comme la Hongrie et la Slovaquie. 

➡️ Rien ne justifie donc l’inaction de l’Etat.

Pourtant, le gouvernement français prévoit d’atteindre le taux préconisé par l’ANSES en… 2038 ! Une échéance déconnectée de l’urgence à laquelle nous faisons face.

Le cadmium est un poison lent dont les effets vont s’aggraver et s’accélérer, causant des morts brutales toujours plus précoces. Sa persistance dans l’environnement impactera les générations à venir, et touche dès aujourd’hui particulièrement nos enfants.

Le laxisme du gouvernement français n’est plus tolérable tant la menace que représente la contamination des Français par le cadmium devient aujourd’hui évidente.

Agissez à nos côtés !
➡️ Signez la pétition pour demander à limiter la teneur maximale en cadmium à 20 g par tonne d’engrais dès le 1er janvier 2027.
Chaque signature compte.