La dette publique française a désormais franchi le cap des 3 000 milliards d’euros. Face à cette situation alarmante, les dirigeants politiques demandent sans cesse aux citoyens de « faire des efforts » pour réduire le déficit, en acceptant des sacrifices sur leur pouvoir d’achat, leurs services publics ou leurs retraites.
Mais une question essentielle demeure : pourquoi ces efforts devraient-ils reposer uniquement sur les Français, alors que ceux qui ont participé à la mauvaise gestion de notre pays continuent de bénéficier de salaires élevés et de privilèges injustifiés ?
Les représentants du peuple doivent être au service du peuple, et non l’inverse. Il est temps que l’exemplarité commence par le sommet de l’État et des institutions.
La confiance démocratique ne peut être restaurée tant que les élus vivent dans un système déconnecté des réalités quotidiennes de la majorité des citoyens.
Nous, signataires de cette pétition, demandons :
1. La réduction significative des salaires des politiciens, en cohérence avec la situation économique du pays.
2. La suppression des privilèges indus (avantages en nature, retraites spéciales, logements ou transports gratuits, cumul d’indemnités, etc.).
3. La création d’une commission citoyenne indépendante, composée de Français tirés au sort et de représentants de la société civile, chargée de définir précisément les baisses de rémunérations et les suppressions de privilèges.
Ce n’est qu’une fois ces mesures mises en place et effectives que cette commission pourra envisager, en concertation avec les élus, les efforts nécessaires à demander au reste de la population. Les citoyens ne doivent plus être les seuls à supporter le poids d’une dette qui résulte en grande partie de décennies de choix politiques mal gérés.
Nous réclamons donc une République plus juste, où la responsabilité et l’exemplarité des dirigeants ne sont pas des options, mais des devoirs.