Objet de la pétition
Nous, citoyennes et citoyens français, demandons à l’Assemblée nationale de légiférer afin que la rémunération maximale de l’ensemble des élus de la République soit alignée sur le salaire médian net des Français, actuellement d’environ 2 000€ par mois.
Exposé des motifs
Le mandat électif est un honneur et une responsabilité, pas une opportunité d’enrichissement personnel. Un élu est au service de ses concitoyens, et sa mission première est d’améliorer leur qualité de vie.
Nous affirmons que :
L’élu doit partager la réalité économique de ses concitoyens. En percevant le salaire médian, il vit ce que vit la moitié des Français, ce qui est le meilleur garant d’une politique ancrée dans la réalité.
Cette mesure crée un mécanisme vertueux. Si les élus souhaitent augmenter leur propre rémunération, ils devront mécaniquement augmenter les salaires les plus bas, faisant ainsi progresser le salaire médian de l’ensemble de la population.
Les élus bénéficient déjà de nombreux avantages. Logements de fonction, frais de représentation, retraites avantageuses : la rémunération n’est pas le seul levier d’attractivité du mandat électif.
S’engager en politique doit relever d’une vocation, et non d’un calcul financier.
Demande
Nous demandons à l’Assemblée nationale d’examiner et d’adopter une loi fixant la rémunération maximale de tout élu de la République — député, sénateur, ministre, Premier ministre, président de la République, élu local — au niveau du salaire médian net mensuel des Français, tel que publié annuellement par l’INSEE, quel que soit le nombre de mandats détenus simultanément, et ce sans cumul possible avec d’autres revenus liés à l’exercice d’un mandat.
Cette disposition s’applique comme un plafond maximal et non comme un plancher minimal. Les indemnités des élus locaux percevant actuellement une rémunération inférieure au salaire médian sont maintenues à leur niveau actuel. L’ensemble des indemnités et frais de mandat ne pourront évoluer qu’en fonction de l’indice des prix à la consommation publié annuellement par l’INSEE, afin d’éviter tout contournement par augmentation artificielle des frais.