La baisse démographique actuelle offre une opportunité historique d’améliorer durablement les conditions d’apprentissage dans les écoles primaires.
Plutôt que de réduire les recrutements pour maintenir des classes à 25–27 élèves, nous demandons que cette évolution démographique permette d’abaisser les effectifs à 20 élèves maximum par classe.
Des effectifs réduits constituent une condition essentielle pour :
– assurer un suivi individualisé des élèves ;
– répondre à l’hétérogénéité croissante des niveaux ;
– garantir une mise en œuvre effective de l’école inclusive telle que prévue par la loi du 11 février 2005 ;
– accompagner dignement les élèves à besoins éducatifs particuliers.
Aujourd’hui, les enseignants doivent faire face à :
– un nombre insuffisant d’accompagnants des élèves en situation de handicap ;
– des interruptions régulières liées aux suivis paramédicaux sur le temps scolaire ;
– une charge administrative croissante assumée sans personnel dédié dans les écoles.
Réduire les effectifs à 20 élèves ne constitue pas un confort, mais une condition structurelle pour améliorer la réussite scolaire, le climat de classe et l’égalité des chances.
Nous demandons :
– Le maintien des recrutements dans le premier degré malgré la baisse démographique ;
– Un plafonnement des classes à 20 élèves maximum ;
– Le renforcement des moyens humains pour l’inclusion (AESH) ;
– La création de postes administratifs (secrétaires d’école).
Investir dans des classes moins chargées, c’est investir dans la réussite de tous les élèves.
Signataires : citoyens, enseignants, parents, personnels éducatifs.