À l’heure où on parle de plus en plus d’euro numérique, de dématérialisation de l’argent, de disparition des espèces, la question de l’argent liquide est un sujet d’inquiétude qui revient très souvent sur les réseaux sociaux et dans les conversations. Le gouvernement promet que la numérisation de l’argent ne signifie pas la fin du « cash ». Mais cette promesse n’est assortie d’aucune garantie légale en cas de changement de gouvernement, ou même en cas de changement d’avis du même gouvernement.
Dans le kit de survie publié par le gouvernement lui-même, il est conseillé d’avoir une petite quantité d’argent liquide, preuve que ce moyen de paiement est une solution résiliente en cas de crise ou de catastrophe.
La Slovénie a adopté dans sa constitution le 1er décembre 2025 une loi garantissant ce droit, preuve que le sujet n’est pas anecdotique. Cette loi fait d’ailleurs suite à une initiative citoyenne comme cette pétition.
Je propose donc d’inscrire dans la constitution le droit de posséder et d’utiliser la monnaie fiduciaire de son choix, et en particulier la monnaie fiduciaire ayant cours légal. Ceci sans obligation contraignante en dessous d’un montant raisonnable (déclaration, transport, limitation des échanges, interdiction des dons, etc…). Ce droit ne pourra pas être supprimé sauf par référendum.
Évidemment, ce droit doit être assorti des moyens pratiques permettant de l’exercer : distributeurs automatiques dans les villes, possibilité de faire des retraits et des dépôts, émission régulière de billets et de pièces pour éviter une pénurie, entre autres.