Imaginez votre enfant, votre fille, votre fils, votre petit-fils ou votre nièce.
Chaque jour, il ou elle se connecte à Internet, aux réseaux sociaux, regarde des vidéos… et se retrouve exposé·e à des insultes, du harcèlement, des humiliations, des images choquantes, parfois violentes ou sexualisées.
Vous êtes censé le protéger, mais vous vous rendez compte qu’il n’y a presque aucune barrière réelle. Que ce soit à l’école ou dans sa chambre, derrière un écran, il ou elle peut être confronté·e à ce que nous, adultes, avons parfois du mal à gérer.
Ces situations ne sont pas anecdotiques : elles frappent des millions d’enfants en France, et les conséquences sont graves. Les parents se sentent dépassés, impuissants, et parfois même perdus face à ce flot d’images, de messages et de comportements qui dépassent tout cadre.
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⚠️ Des chiffres inquiétants en France (2023‑2025)
•En 2025, 37 % des jeunes de 6 à 18 ans ont déjà vécu du harcèlement ou du cyberharcèlement, d’après une étude de la Caisse d’Épargne et de l’association e‑Enfance / 3018.
•Dans le même sondage, 25 % des victimes ont déjà pensé au suicide.
•Selon l’Insee (édition Références 2025), 28 % des collégiens et 23 % des lycéens déclarent avoir subi de violences en ligne ou à l’école.
•Les atteintes sur Internet représentent 35 % des délits de harcèlement selon l’Insee.
•En 2024, l’association e‑Enfance / 3018 a reçu près de 160 000 sollicitations pour des situations de harcèlement ou cyberviolence — un bond énorme par rapport à 50 000 en 2023.
•Toujours dans l’étude de la Caisse d’Épargne / e‑Enfance (2024), 24 % des 6‑18 ans disent avoir subi des insultes, moqueries ou bousculades (harcèlement hors-ligne).
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💥 Pourquoi ces chiffres sont un signal d’alarme
•1 jeune sur 3 en France est concerné : ce n’est pas un problème marginal, mais un véritable fléau de génération.
•Des pensées suicidaires très répandues : quand un quart des victimes envisage la mort, c’est un appel à l’aide collectif — pas uniquement individuel.
•Les violences ne sont pas confinées à l’école : elles se prolongent en ligne, où l’isolement peut être encore plus cruel et persistant.
•L’augmentation massive des appels au 3018 montre que de plus en plus d’enfants n’ont pas d’autre issue que de demander de l’aide.
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⚠️ Contre la sexualisation précoce à l’école
Au-delà de la violence numérique, l’exposition trop précoce à la sexualité à l’école primaire ou au collège peut créer des confusions et des comportements inadaptés. Apprendre aux enfants des contenus sexuels détaillés alors qu’ils n’ont pas encore la maturité émotionnelle nécessaire peut normaliser des pratiques inappropriées, perturber leur développement et les rendre plus vulnérables face aux contenus dangereux sur Internet.
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Aujourd’hui, nous demandons des mesures concrètes pour protéger les mineurs :
limiter l’accès aux réseaux sociaux avant 18 ans, et instaurer de vrais contrôles d’âge sur les plateformes à contenu sensible.
(Et si nous sommes capables de créer des systèmes informatiques sophistiqués pour tout et n’importe quoi, alors nous devons être capables de mettre en place de véritables protections pour nos enfants.)
Avant 18 ans, un jeune n’a pas encore la maturité nécessaire pour analyser, comprendre et filtrer l’extrême violence ou la sexualisation qu’il peut rencontrer en ligne. Laisser ces portes ouvertes, c’est prendre le risque de le confronter trop tôt à des images qui le dépassent.
Car au-delà du harcèlement, un autre danger existe :
les contenus violents ou sexualisés auxquels les mineurs ont accès sans aucun contrôle réel.
Un simple pop-up demandant « Avez-vous 18 ans ? » suffit, et des milliers d’enfants y cliquent chaque jour.
En quelques secondes, ils se retrouvent face à des scènes ou des comportements qui sont souvent exagérés, éloignés du vrai amour, du respect et des relations réelles, et qui peuvent profondément les perturber.
Et le plus inquiétant, c’est que tout cela finit par sembler normal, aussi bien pour les enfants que pour les adultes.
Peu à peu, certains finissent par se dire :
«Puisque les autres parents laissent faire, je dois laisser faire aussi.»
Et bien NON.
Rien de tout cela ne devrait être considéré comme normal, ni inoffensif, ni acceptable.
Nous devons aussi rappeler une vérité simple mais essentielle : les générations précédentes ont grandi et vécu parfaitement bien sans réseaux sociaux pendant leurs jeunesse.
Le monde évolue, certes, mais il n’est pas nécessaire que nos enfants subissent ce qui n’existait pas auparavant pour s’épanouir.
Loin d’être un outil indispensable à cet âge, ces plateformes exposent nos jeunes à des risques que les adultes eux-mêmes peinent à gérer.
Ces images et contenus ne sont pas neutres.
Ils peuvent créer de la confusion, de la peur, ou un sentiment d’impuissance.
Ils peuvent faire naître des pensées inquiétantes chez un jeune encore en construction :
«Pourquoi moi je ne pourrais pas réagir comme ça quand je suis en colère ?»
«Pourquoi ce comportement serait interdit pour moi alors qu’on le voit partout en ligne?»
Un enfant ne devrait jamais être confronté à ce dilemme.
Un enfant ne devrait jamais être laissé seul face à des contenus qui déforment sa vision de lui-même, des autres et du monde.
Je demande à chacun, en lisant cette pétition, d’imaginer que l’enfant exposé est le vôtre.
Votre fils. Votre fille. Votre neveu. Votre petite-fille.
Imaginez ce qu’un cerveau encore en formation peut ressentir face à la violence ou à la sexualisation extrême.
Imaginez les conséquences silencieuses : anxiété, colère, confusion, perte de repères.
Nous avons le devoir de créer un espace numérique plus sain, encadré et responsable.
Nous demandons :
•Une limite d’âge portée à 18 ans pour l’accès aux réseaux sociaux, avec vérification stricte.
•Un contrôle d’âge réel et obligatoire pour tous les sites réservés aux adultes.
•Une surveillance renforcée des contenus violents, sexistes ou dangereux.
•Une politique nationale ambitieuse de protection et d’éducation numérique des mineurs.
Chaque signature compte.
Chaque signature protège un enfant.
Chaque signature rappelle que nous refusons de normaliser la violence, la haine ou l’hypersexualisation devant leurs yeux.
Signez pour offrir à nos enfants un environnement numérique plus sûr.
Signez pour leur permettre de grandir sans peur, sans confusion, sans danger.
Signez pour construire un Internet digne d’eux