Je souhaite présenter une demande auprès des autorités compétentes, concernant les handicaps invisibles.
Tous connaissent les places de stationnement « bleues » destinées au PMR. Celles-ci sont au minimum de 3.30m de large, nécessaires aux personnes devant manipuler un fauteuil roulant, ou étant aidé par un tiers. Et c’est ce qu’il leur est à minima nécessaire.
Mais penchez-vous sur le cas de personnes, dont rien ne paraît, ni appareillage ni aide personnelle, et qui pourtant souffre d’un handicap invisible affectant leur mobilité : fibromyalgie, spondylarthrite ankylosante, détresse respiratoire…
Mais la carte de stationnement leur a été refusée par la CDAPH au motif que :
« Votre handicap n’entraîne pas systématiquement une réduction importante et
durable de votre capacité et de votre autonomie de déplacement à pied ou ne vous
impose pas d’être accompagné par une tierce personne ou de recourir à certaines
aides techniques lors de tous vos déplacements à l’extérieur. »
Il n’est ici aucunement intention de « spolier » le droit des bénéficiaires des places « bleues » car elles leur sont vitales, ni même de confondre ces stationnements aux « autres handicaps invisibles invalidants », qui n’ont pas les mêmes besoins, mais de demander que quelques stationnements contigus au PMR soient réservés pour les « handicaps invisibles invalidants ».
Une personne PMR a besoin de place pour sortir son fauteuil roulant, le déployer et s’y transférer, mais un « handicap invisible invalidant » qui n’a pas besoin de cet espace, n’a pas autant de reconnaissance mais a pourtant besoin d’attention lui aussi.
Je demande donc que soit instauré, en plus ET contigus aux stationnements « bleus », un quota proportionnel de stationnements légitimés pour les handicaps invisibles invalidants, ne lésant pas les PMR dans leurs droits. Ceux-ci ne demanderaient pas plus d’espace qu’un stationnement ordinaire, mais permettraient aux personnes en difficultés invisibles mais reconnues de se rapprocher de l’endroit où ils doivent se rendre.